BooBa

BooBa
Adulé ou détesté, Booba ne laisse personne indifférent. Et la sortie de son nouvel opus « 0.9 » ne fait que raviver les passions. L'album est prévu dans les bacs pour le 24 novembre prochain.

Connu autant pour ses frasques que pour ses refrains taillés au couteau, le rappeur du 9.2 revient encore plus fort. L'artiste propose un album aux grosses sonorités avec des rimes toujours aussi tranchantes. Au programme encore, des guests américains notamment avec Rock City. Le rappeur a su s'entourer. Il s'agit là de son premier album studio depuis 2006 avec son « Ouest Side », certifié double disque de platine. « 0.9 » pourra-t-il en faire autant ?
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# Posté le vendredi 13 février 2009 21:41

Elephant Man

Elephant Man
Elephant Man a fait ses débuts au cours des années 90, au sein du groupe de reggae Scare Dem Crew, en tant que DJ. Le groupe commence à donner quelques concerts, durant lesquels ils mettent totalement le feu, surtout Elephant, trublion déjanté. Scare Dem Crew sort un album Scared from the Crypt en 99. Elephant décide alors de poursuivre sa route en solo et sort en 2000, son premier album Coming 4 U. Il revient l'année suivante avec son second Log On. Tout début 2003, Elephant Man sort un autre opus, encore plus axé dancehall que ses prédécesseurs et intitulé Higher Level. Un an plus tard en janvier 2004 Good 2 Go enfonce le clou d'un ragga festif et dansant.
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# Posté le jeudi 17 juillet 2008 14:40

Yaniss ODUA

Yaniss ODUA
Yaniss ODUA est un artiste incontournable de la scène reggae dancehall francophone



Si sous nos cieux Yaniss Odua est un relatif nouveau venu,
en Martinique par contre c'est un artiste confirmé, un peilier de la scène
dancehall depuis près de dix ans avec à son actif une flopée de
tubes. Extrêmement précoce, il a fait ses débuts au micro à l'âge de
12 ans sous la tutelle de son cousin Daddy Harry, un pionnier de la
scène local (1er DJ français à jouer au Reggae Sunsplash
Festival) qui en compagnie de Don Miguel a signé le premier album
de dancehall antillais au début des années 90. L'année suivante,
celui que tout le monde surnomme affectueusement Little Yaniss
en raison à sa petite taille et son jeune âge signe son premier
album, prouvant au passage qu'il n'a rien à envier aux plus grands.
Le public ne s'y trompe pas, qui plébiscite son duo avec Frédérik
Aratus
, "Baby Girl",puis l'année suivante son terrible "Crime sur
le riddim
" avec Junior Lee.
C'est que Yaniss Odua est un vrai rasta, quelqu'un pou qui la
musique est une mission, pas une compétition. "J'ai la chance de
chanter devant des gens, je ne dois pas leur raconter n'importe
quoi. Par exemple je ne chanterai jamais de slackness, ce n'est pas
moi domaine. Je veux chanter ce que je vis, uniquement ce que je
vis, transmettre mon expérience, mes connaissances. Et s'il
m'arrive de raconter un évènement négatif c'est uniquement dans le
but de provoquer le positif".
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# Posté le jeudi 03 juillet 2008 23:37

Made in Jamaica

Made in Jamaica
Slash, Vybz Kartel, Nadine Willis & friends
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# Posté le jeudi 05 juin 2008 18:06

R.I.P Aimé CESAIRE

 R.I.P Aimé CESAIRE
Père du célèbre concept de négritude - la conscience d'être noir -, le Martiniquais Aimé Césaire, décédé jeudi à 94 ans, a consacré sa longue vie à la poésie et à la politique.

Solidaire du monde noir et de sa révolte contre le colonisateur, il se disait "fondamentalement poète, mais poète engagé" et "nègre, nègre, depuis le fond du ciel immémorial".

Fêté à l'université, célébré à la Comédie-Française, écrasante figure de la société martiniquaise, Aimé Césaire a écrit une oeuvre véhémente et revendicative, parfois proche du surréalisme.

Maire de Fort-de-France de 1945 (il n'avait que 32 ans) à 2001, député de 1945 à 1993, président du Conseil régional de Martinique, il avait quitté la présidence du Parti progressiste martiniquais (PPM) en 2005.

Le contraste était frappant entre la flamboyance de son écriture et le style de l'homme-Césaire, sanglé dans un strict complet et portant de grosses lunettes d'écailles.
Ses détracteurs l'appelaient "nègre costume-cravate-latin-grec" et ironisaient sur ses manières très "vieille France". Mais tout le monde le respectait et voyait bien qu'il portait sa terre natale à la semelle de ses souliers.

Né à Basse-Pointe le 25 juin 1913, ce fils surdoué d'un inspecteur des impôts est encouragé aux études par les professeurs du lycée Schoelcher de Fort-de-France.

A Louis-le-Grand, à Paris, il rencontre Léopold Sedar Senghor, le futur président sénégalais. Il rejoint Normale sup et lance, en 1932, la revue "L'Etudiant noir" où, pour la première fois, des écrivains noirs réfutent les modèles littéraires traditionnels.

En 1939, il fait une entrée fracassante en poésie avec "Cahier d'un retour au pays natal", employant, encore une première, le terme de "négritude". C'est, dit-il, "la conscience d'être noir, simple reconnaissance d'un fait qui implique acceptation, prise en charge de son destin de noir, de son histoire et de sa culture". Senghor a assuré que c'est Césaire qui a inventé ce mot mais ce dernier préférait parler de "création collective".

"Il manie la langue française comme il n'est pas aujourd'hui un blanc pour la manier", disait André Breton en 1941.

En 1946, il est rapporteur de la loi sur "la départementalisation" de la Martinique, Guadeloupe, Guyane et Réunion. En 1957, il fonde le PPM, un an après sa démission du PCF, rallié après la guerre.

Lauréat du Grand prix national de la poésie (1982) et du prix des poètes de la SACEM (1995), Césaire a écrit des pièces comme "La Tragédie du roi Christophe" (1963, sur la décolonisation) ou "Une saison au Congo" (1966, sur Patrice Lumumba).

En poésie, il a signé "Les Armes miraculeuses", "Cadastre", "Soleil cou coupé", "Corps perdu" ou "Moi laminaire".

Césaire a aussi été polémiste avec son "Discours sur le colonialisme", texte virulent contre l'Occident, juché sur "le plus haut tas de cadavres de l'humanité" ou "Lettre à Maurice Thorez".

Nombre d'intellectuels africains ou caribéens ont grandi "dans le culte de Senghor et de Césaire", selon le mot du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf. Pourtant, dans les Antilles, les "fils" turbulents de "Papa Aimé", comme les écrivains Patrick Chamoiseau, Edouard Glissant ou Raphaël Confiant, ont entrepris depuis une douzaine d'années de déboulonner la statue Césaire.

Pour eux, ce n'est plus la "négritude" ou l'Afrique "fantasmée" par Césaire qui est pertinente pour sonder l'identité antillaise mais la "créolité", qui est un métissage des hommes et des cultures.

"Je leur apporte un monde: l'Afrique. Ils m'apportent un monde: la Caraïbe. Vous trouvez que ce sont les mêmes proportions? La créolité, fort bien, mais ce n'est qu'un département de la négritude", estimait le maire-poète.

# Posté le vendredi 18 avril 2008 23:50